ANASTASIA BENTLEY – DELULU!!!!12 : y croire jusqu'à la rupture

Berlin, Neue Odessa Bar. Une conversation qui dure sept heures. Elle sort de plusieurs semaines sous tension, entre guerre, déplacements et perte de repères. Lui arrive avec une énergie stable, presque rassurante. Il dit qu’il est marié, mais “séparé depuis deux ans”. Pas d’alliance. Des mains marquées par le travail — il explique avoir rénové sa maison lui-même. Elle décide d’y croire.

Ce moment-là devient le point de départ de DELULU!!!!12.

Anastasia Bentley construit son premier album à partir d’une suite de scènes très concrètes, vécues entre Berlin, le Brandebourg, Ljubljana et Cape Town. Le fil conducteur n’est pas une rupture, mais une mécanique : celle du self-betrayal, ces décisions lucides où l’on choisit malgré tout de rester.

L’album avance étape par étape. Pas de bascule brutale, mais une accumulation. Au centre du projet, il y a une relation avec un entrepreneur qu’elle a accompagné dans le développement de sa startup, allant jusqu’à contribuer à une levée de fonds de plusieurs millions. Il est marié lorsqu’ils se rencontrent. Elle le sait. Et reste.

Dans la chanson British Racing Blue, elle ignore volontairement un fait évident dès la première rencontre. Puis l'histoire s'enchaîne : elle s’installe dans une illusion, dans une maison en Brandebourg où la présence de l’épouse est encore visible (Two Honey Weeks). Elle se tait face à un cofondateur qui multiplie les remarques misogynes (Betrayed Myself Again). Elle prend une place de partenaire sans que celle-ci ne soit jamais reconnue (Love In Good Faith). Elle accepte d’être secondaire, y compris le jour censé lui appartenir (My Birthday). Elle commence à douter de sa propre perception après des épisodes de gaslighting (Ljubljana). Et dans Cape Town, elle comprend qu’elle devra se défendre seule.

DELULU!!!!12 ne raconte pas ce qu’il a fait. Il montre ce qu’elle a accepté.

Avant la musique, Anastasia Bentley évolue dans la finance, la tech et les startups. Elle travaille dans plusieurs pays, participe à des levées de fonds importantes et construit une trajectoire qui, extérieurement, coche toutes les cases. En parallèle, elle écrit. Les douze titres de l’album sont rédigés dans les avions, entre deux déplacements professionnels, à un moment où sa vie personnelle se désagrège. Fin 2025, elle est licenciée. Elle décide de ne plus ajuster. Sans formation en production musicale, elle part en résidence artistique en Grèce. À Kavala, elle rencontre les musiciens Jim et George (Acid Plato), puis son producteur principal Anastasios Papazoglou, avec qui elle enregistre l’ensemble du projet au studio Nemesis.

Le travail se fait rapidement, de manière directe, souvent à partir de structures qu’elle apporte elle-même. D’autres collaborations viennent compléter le projet, notamment Harald Schoger (!NTELLIGENT COMMUNICATIONS), Cedrick Loyson (Tour des Dames, Paris) ou encore sa professeure de chant Tetiana Stytsenko (Landestheater Linz), dont l'expérience de chanteuse d'opéra accompagne son développement vocal.

Musicalement, l’album assume une amplitude inhabituelle pour un premier projet. Il traverse plusieurs registres sans chercher à les lisser :

  • Dance sur British Racing Blue et Just Like That
  • Pop-rock sur Betrayed Myself Again et DELULU!!!!12
  • Synth-pop inspirée par Taylor Swift sur My Birthday
  • Piano / pop intimiste sur Two Honey Weeks et Queen’s Exit
  • Pop énergique inspirée de Lady Gaga sur Love In Good Faith
  • Holiday pop sur Christmas Wife
  • Metal sur Ljubljana
  • Drill / rap sur Cape Town
  • Cabaret sur Intoxication

Ce choix n’est pas décoratif. Il correspond à une identité construite entre plusieurs cultures, langues et influences — de la chanson française à Rammstein, de Taylor Swift à Oxxxymiron, en passant par Depeche Mode ou Freddie Mercury.

Betrayed Myself Again dépasse les 100 000 vues sur ses formats vidéo, notamment grâce à une mise en scène volontairement frontale du silence et de la contradiction dans le couple. Visuellement, le projet s’inscrit dans une approche cinématographique, avec des clips réalisés notamment par Jeetendra Prajapati (Ljubljana) et Alex Radjou Poucheparadjou (Cape Town, sortie prévue avril 2026).

Le cœur du projet reste cependant le morceau titre DELULU!!!!12. Le terme reprend un concept contemporain pour poser une distinction simple : il existe une illusion qui enferme — croire en quelqu’un contre les faits — et une illusion qui construit — croire en soi au-delà des preuves. L’album documente le passage de l’une à l’autre. Le dernier morceau, Just Like That, se déroule à Ljubljana.

Un bus, une robe rouge, un restaurant. Elle le voit. Il la voit. Il entre à l’intérieur. Un message : “No.” Elle repart. C’est la fin de l’histoire. DELULU!!!!12 ne se termine pas sur une réconciliation. Il se termine sur une lecture claire des faits.

Aujourd’hui basée à Paris, Anastasia Bentley développe la suite de son projet avec une série de sorties prévues autour de thèmes élargis — pouvoir, identité, construction personnelle — dans la continuité de cette première œuvre. DELULU!!!!12 est sorti le 12 avril 2026.

Découvrez le premier extrait de l'album "Ljubljana" :

Christophe SOUSA

Christophe SOUSA

Attaché de presse

 

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