CHUTE LIBRE

Le vertige comme point de départ : un single pop-rock solaire, traversé par les années 90 et né d’un voyage à Hawaï où tout ce qui pouvait dérailler… a déraillé.

LE POINT DE DÉPART

Il y a des voyages dont on rapporte des photos. Et puis il y a ceux dont on revient avec une autre boussole.

Avec « Chute libre », MonJules transforme une expérience de désorientation totale en morceau lumineux. Derrière son immédiateté pop et son refrain qui s’imprime dès la première écoute se cache une histoire vraie : celle d’un voyage à Hawaï où, privé de ses repères les plus élémentaires, l’artiste a découvert que perdre le contrôle pouvait aussi ouvrir un chemin vers soi.

Quand tomber devient une manière d’avancer

« Chute libre » commence par un paradoxe : le titre parle de perte d’équilibre, mais la chanson déborde d’élan. Elle évoque ces moments où la terre semble ne plus tourner rond, où tous les signaux passent au rouge, où l’on ne sait plus très bien si l’on est en train de s’égarer ou, enfin, de se rapprocher de quelque chose d’essentiel. MonJules ne cherche pas à effacer ce vertige. Il l’accueille, lui donne un rythme, puis le rend partageable.

Le résultat est un « bonbon pop-rock estival » au sens le plus généreux du terme : accessible sans être lisse, fédérateur sans renoncer à sa singularité. Une chanson qui peut se fredonner fenêtres ouvertes, mais qui conserve sous sa surface solaire une question très intime : que reste-t-il de nous lorsque tout ce qui nous orientait disparaît ?

Douze heures de décalage, plus aucun point d’ancrage

La scène pourrait ouvrir un film. Avant même d’avoir quitté la France, MonJules perd son téléphone dans le taxi qui le conduit à l’aéroport. À l’arrivée, douze heures de décalage horaire plus loin, il découvre qu’il a oublié son permis de conduire. Impossible de louer une voiture sur une île où le réseau de bus est très peu développé. Comme si cela ne suffisait pas, il tombe malade pendant le vol. Le voilà seul, fiévreux, sans téléphone, sans moyen simple de se déplacer et loin de tout ce qui lui est familier. La chute libre ne fait que commencer.

Mais Hawaï n’est pas seulement le décor spectaculaire d’une succession de contretemps. L’archipel devient un espace de bascule. Là-bas, l’immensité du Pacifique, la puissance des vagues et la sensation d’être minuscule face à une nature vivante déplacent les certitudes. Ce qui ressemblait d’abord à un voyage raté se transforme en expérience fondatrice : une perte de maîtrise assez radicale pour modifier durablement le regard porté sur le monde — et sur soi-même.

AU CŒUR DE CHUTE LIBRE

« Si elle aime à nous perdre, c’est à nous de nous y retrouver. »

Dix ans plus tard, l’onde revient

Il aura fallu près de dix ans pour que cette expérience trouve sa forme musicale. Pas sous la forme d’un récit de voyage linéaire, ni d’une carte postale nostalgique, mais comme une onde persistante. Dans « Chute libre », on entend encore, au loin, l’écho des vagues hawaïennes qui ont poli l’âme de MonJules. La chanson ne raconte pas seulement ce qui lui est arrivé : elle ouvre l’histoire à tous ceux qui ont déjà connu le doute, la perte de repères, l’ivresse ou la peur d’un grand changement.

C’est là que le morceau prend une dimension collective. Le voyage devient métaphore. Une séparation, un départ, une reconversion, une rencontre, une crise ou une décision longtemps repoussée peuvent provoquer la même sensation : celle de ne plus avoir de sol sous les pieds. « Chute libre » ne promet pas que l’atterrissage sera doux. Elle rappelle plutôt que le vertige peut transformer, et que l’on ne revient jamais tout à fait identique d’un moment où l’on a accepté de ne plus tout contrôler.

Une pop-rock qui regarde les années 90 sans vivre dans le passé

Musicalement, « Chute libre » assume une filiation nineties. Les guitares électriques sont larges et planantes, les chœurs donnent de l’ampleur au paysage, tandis qu’une batterie très présente maintient le morceau en mouvement. À mesure que le titre avance, les clappements de mains font entrer une matière plus organique : quelque chose de physique, de collectif, presque instinctif, comme si le voyage intérieur finissait par devenir une fête partagée.

La production revendique une esthétique pop-rock relativement classique, mais refuse la standardisation. Plutôt que de plier le titre à tous les codes du moment, MonJules choisit la générosité : un morceau ample, mélodique, transgénérationnel, qui laisse respirer les instruments et s’autorise une forme de naïveté heureuse. Ici, l’accessibilité n’est pas un calcul ; elle est une invitation.

Un refrain qui tourne jusqu’à déplacer l’horizon

La répétition de « chute libre » est au centre du dispositif. Là où d’autres chercheraient à fuir la formule, MonJules la martèle et la fait changer de sens à chaque passage. D’abord menace, elle devient sensation, puis mouvement, et presque mot d’ordre. Le refrain agit comme ces pensées qui reviennent en boucle jusqu’à ce que l’on cesse de les combattre. À force d’être nommée, la chute perd une part de son pouvoir inquiétant et devient une expérience que l’on peut traverser ensemble.

Cette mécanique volontairement directe donne au morceau son efficacité immédiate. Elle lui permet de parler à plusieurs générations sans simplifier son propos. Sous le plaisir du refrain se dessine une idée plus profonde : parfois, ce n’est pas en retrouvant l’ancien équilibre que l’on avance, mais en acceptant d’en inventer un nouveau.

Tourner sur soi-même pour changer d’axe

L’univers visuel prolonge cette sensation. Sur la pochette, dans le clip et au fil de la communication du titre, MonJules tourbillonne sur lui-même. Le geste est simple, presque enfantin, mais il contient tout le morceau : l’euphorie et la perte de contrôle, le jeu et le danger, la répétition et la métamorphose. Tourner jusqu’à ne plus savoir exactement où se trouve le nord — puis découvrir que l’on peut continuer à avancer malgré tout.

Cette « chute libre » connaîtra également un second visage avec un remix électro-house prévu à la mi-août. Une façon de faire passer le vertige du paysage au dancefloor, de prolonger le mouvement et de révéler la dimension euphorique déjà présente dans le titre original. Après le grand large, les basses ; après le doute, le lâcher-prise.

MonJules : faire de la familiarité un territoire artistique

Derrière MonJules, il y a Jules — un prénom que les personnes rencontrées transforment spontanément en « Mon Jules ». Plutôt qu’un simple surnom, l’artiste y a vu une manière de définir le lien qu’il souhaite créer avec son public : quelque chose d’immédiat, de chaleureux et de familiarité. Sa musique suit la même logique. Elle se veut intime et personnelle, mais jamais fermée ; authentique, mais toujours traversée par le goût du jeu et de la rencontre.

Auteur-interprète et amoureux des mots, MonJules se pense d’abord comme un conteur d’histoires. Il puise dans la matière du réel pour la déformer juste assez, jusqu’à ce qu’elle devienne poésie. Ses chansons, souvent écrites à la première personne, ne sont pourtant pas de simples confessions : elles ouvrent des récits parallèles où chacun peut déplacer ses propres souvenirs. La pop-rock y côtoie le folk, la pop-électro, le rock ou le slam selon les besoins de chaque histoire.

Cette curiosité est aussi géographique. D’îles en îles, de vertiges en rencontres, la vie nomade de MonJules l’a conduit aux quatre coins du monde avant qu’il ne trouve, en 2019, une terre ferme à laquelle accoster : Marseille. Une ville où il retrouve un peu de Naples et de ses origines, et où peuvent enfin se construire les projets qui demandent du temps, de la constance et de l’ancrage.

« Le flow », une première moitié de vie en huit titres

« Chute libre » s’inscrit dans le chemin qui mène au premier EP de MonJules, « Le flow », attendu à la fin du mois d’octobre 2026, autour de ses 40 ans. Huit titres — dont un remix — conçus comme un kaléidoscope tendu à sa première moitié de vie : ses aventures, ses délices, ses abysses, ses combats et ses recommencements.

Le projet a été développé avec les compositeurs Arthur Bing et Corinne Draï, tandis que la plupart des arrangements de l’EP ont été confiés au jeune producteur Kritchevsky. Une ligne commune relie l’ensemble : une pop généreuse et fédératrice, mais la volonté de faire de chaque titre une immersion autonome. « Le Flow » plonge dans un univers subaquatique de basses et de synthés ; « Le Ring », annoncé pour le 11 septembre, fait surgir la nervosité d’un combat intérieur à coups de guitares saturées et de batterie frontale ; « Disque rayé » installe le vertige paranoïaque d’un piano obsédant et de sonorités électroniques. « Chute libre », elle, choisit l’horizon — même lorsqu’il se met à tourner.

Depuis « Vers l’avant », premier single dévoilé le 26 juin 2026, MonJules avance au rythme d’une sortie environ toutes les quatre semaines. Un calendrier dense, à l’image de celui qui a dû longtemps négocier avec le sentiment d’illégitimité, la peur de ne pas y arriver et toutes les bonnes raisons de remettre la musique à plus tard. Désormais, l’urgence a changé de camp : il ne s’agit plus d’attendre d’être prêt, mais de créer, raconter et courir — précisément — vers l’avant.

CHUTE LIBRE EN UNE PHRASE ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ Un titre pour celles et ceux qui ont déjà perdu leurs repères — et découvert, dans le mouvement même de la chute, une nouvelle direction.

 

Christophe SOUSA

Christophe SOUSA

Attaché de presse

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